Un de mes nouveaux chapitres de mon livre: le début de ma survie

Avant quelques mois de sa véritable sortie, eh bien, il m'était important aussi de partager ici dans mon blog, ce petit bout de ce chapitre qui se trouve dans le premier tome de mon livre ; où je parle de ce maudit jour du 16 janvier 2023 quand je suis sorti de l'hôpital pour regagner mon domicile. C'est un des fameux chapitres qui est venu se rajouter en 2022. En y racontant bien évidemment le commencement de mon terrible cheminement. La suite de ce chapitre est dans le livre bien évidemment; je ne poste pas tout ici, ce n'est pas le but. Le but est de faire découvrir un peu de ce que contient mon ouvrage.

La mort d’un enfant est incomparable à toutes les autres

 Ma Jojo d’amour et toi qui me lis, je vais vous raconter ce qu’il s’est passé après notre départ de l’hôpital. Sylviane et moi-même avons dû prendre le bus C13 pour rentrer, en étant toutes les deux en état de choc, nous avons commis une erreur. Eh oui, nous sommes repassées à l’endroit de l’accident... quand j’y repense, on aurait dû prendre le taxi. Hélas ! Notre cerveau n’était plus en état de fonctionner correctement après un tel choc psychologique et cela se comprend. Pour ma part, cela a été une déflagration totale dans tout mon corps… mon monde s’est écroulé ce jour-là, à la minute de l’annonce de ta mort ma Jojo d’amour. J’ai tout de suite basculé dans une autre dimension... Et là, je sais que seuls les parents désenfantés peuvent me comprendre, car il faut l’avoir vécu pour assimiler ce qu’est de perdre son enfant. C’est certain et évident qu’à partir de cette terrible annonce, nous ne serons plus jamais les mêmes. J’ai donc pris un médicament pour dormir, oui un somnifère, mon corps tout entier était comme disloqué. Je venais de quitter mon corps, c’est comme si je n’étais réellement plus de ce monde. Seuls les parents qui ont perdu un enfant peuvent me comprendre... C’est d’une brutalité sans nom, une déflagration intérieure, qui pour ma part m’a envahie dès les premières secondes. À partir du moment où on m’a dit que tu étais morte ma Jojo d’amour, eh bien, j’ai basculé dans ce que j’appelle L’ENFER. Mon corps ne m’appartenait plus, il fut en mode automatique de suite.

 

« Quand on perd ses parents, on s’appelle orphelin, quand on

perd son épouse, alors on s’appelle veuf. Quand on perd sa jeunesse,

bien entendu, c’est vieux que l’on devient. Mais quand on perd son

gamin, il n’y a pas de mot. »

Lynde Lemay

Sandrine Barthélémy

©

 

sandrine-barthélémy-septembre-2023-interview
scan écran d'une photo de mon interview avec FR3 Lyon
Commentaires: 2
  • #2

    Gabrielle (dimanche, 05 novembre 2023 06:48)

    Bonjour Sandrine, je n'ai pas de mot, c'est dur ce que vous avez vécu. Mais vous avez réussi depuis pas mal de choses, soyez-en fière. N'arrêtez pas votre combat !

  • #1

    Sandrine Barthélémy (mercredi, 01 novembre 2023 16:13)

    Oui, je sais que seuls les parents qui ont perdu un enfant peuvent me comprendre… puisqu'ils l'ont vécu dans leurs chairs. C’est d’une brutalité sans nom, une déflagration intérieure, qui pour ma part m’a réellement envahie dès les premières secondes de l'annonce de la mort de Johanna. À partir du moment où on m’a dit très maladroitement que ma fille était morte, je vous assure que j’ai basculé dans ce que j’appelle L’ENFER. Mon corps ne m’appartenait plus, il fut en mode automatique de suite. Et depuis il l'est resté… Je suis encore là, mais tellement déjà parti.