Mort de Johanna, tuée par un bus C3 à Lyon : 7 ans après le chauffeur est toujours non coupable puisque non jugé...

Mort de Johanna Barthélémy, tuée par un bus C3 de chez Keolis à Lyon le 16 janvier 2019 : 7 ans après, le chauffeur demeure toujours non coupable, puisqu'il n'a pas été jugé... La coupable, c'est moi... oui, c'est bien moi qui ai pris la perpétuité et non lui. Mais il ne gagnera pas à tous les étages... Je réécris que le temps est un juge impitoyable ; tôt ou tard, il remet les choses à leur juste place. Voici donc, pour toi qui lis les articles de mon blog, eh bien, le chapitre que je viens d'écrire aujourd'hui. Je ne peux pas et ne veux pas rester silencieuse ; cela serait une deuxième mort pour Johanna.

 7 ans que le chauffeur est toujours non coupable

Tel est l’objet de ce chapitre : t’expliquer, à toi qui me lis, ce que je considère comme profondément anormal et néfaste, en tant que mère de Johanna — oui, celle qui est toujours là. Dans la mesure où il suspecté par la justice d'avoir commis un homicide involontaire ; donc pas considéré comme un danger pour la société, la justice ne semble guère pressée d’agir... Elle commet pourtant une grave erreur, car cet homme conduit toujours — et je tiens à le souligner ici — au volant de la même ligne la C3. C’est ce que j’ai appris, il y a quelques mois de cela. Si cela est vrai, eh bien ce que j’ai écrit à de nombreuses reprises dans les deux premiers tomes de mon ouvrage : les mêmes erreurs mènent aux mêmes résultats et on prend les mêmes et on recommence. Cela n’a donc perturbé personne, sans quoi le procès aurait eu lieu depuis longtemps. Je réitère que je suis saine de corps et d’esprit et que je dispose de toutes mes facultés. Je suis ainsi parfaitement lucide et consciente de ce que me fait subir la justice, si tant est qu’on puisse la qualifier ainsi… Quant au chauffeur, bien qu’il ait jusqu'à présent bénéficié d’une certaine clémence de la part de la justice, lui conférant une forme d’immunité, sa culpabilité doit le rattraper chaque jour. Le fait que cette affaire s’éternise pourrait finalement davantage jouer en ma faveur qu’en la sienne. Tout ce temps-là, je le consacre à l’écriture. Et j’ose encore écrire que moi, je n’ai point tué, mais juste aimé. Et je suis LIBRE et que le deuil ne tue pas tout le temps, qu’une mauvaise santé mentale peut occasionner de très nombreux dégâts. En effet, le deuil est un état émotionnel et non une maladie... De toute façon, que le procès ait lieu bientôt ou dans quelques années, ce chauffeur est déjà bien condamné avec certainement une mauvaise santé, bien qu’une personne de mon entourage familial soit d’un avis contraire ; elle m’affirme en effet qu’il existe des individus dépourvus de toute sensibilité... Bien que, vu qu’il ne m’a jamais écrit et qu’il est allé jusqu’en cassation, cela prouve quand même que l’avis de la personne de mon entourage est totalement fondé.

« Soutenir un coupable c‘est se rendre complice de sa faute. »

Publilius Syrus

Sandrine Barthélémy

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Cadeaux d'un chauffeur de bus

Un grand merci à lui, je l'ai eu ces jours-ci sur le monument de Johanna ; je le porterai son tee-shirt lors du procès du chauffeur KE et de  son employeur Keolis.