Article sur le Progrès le 16 janvier 2022 : un des chapitres de mon livre

Il m'était encore et toujours très important aussi de partager ici dans mon blog, eh bien un petit bout de ce chapitre qui se trouve dans le deuxième tome de mon livre ; où je parle de ce maudit jour du 16 janvier 2022. En y racontant bien évidemment mon terrible cheminement avec la justice, et aussi comment nous les victimes sont traitées.

Cet article va-il enfin faire avancer les choses dans mon instruction ?

photo-de-sophie-majou-2020
Photo de Sophie Majou (Le Progrès de Lyon)

Nous y voilà à cette date maudite, celle qui a brisé la vie de ma fille, en ne lui laissant aucune chance. Je parle du chauffeur de bus bien évidemment, avec sa non-conscience professionnelle : en laissant toutes ces personnes devant, agglutinées, sans les avoir fait bouger… Pourtant, ils ont des droits de retrait… cela ne l’a pas vraiment perturbé ce chauffeur, je dirais ce criminel de la route. Oui, cela en est un, car de conduire à l’aveugle, c’est criminel… il savait ce qu’il faisait. Toutes ces années à conduire comme ceci, eh bien jamais, il n’a dû essayer de changer ce comportement qui a fait une victime : ma fille. Un jour, à la place de ma fille, cela pourrait être son enfant, là, il se rendra compte de l’ampleur de ce qu’il a causé. Malheureusement, il n’y a que cela pour qu’il le comprenne, car presque 10 ans à conduire comme ceci… c’est évident que sa conduite n’était pas sécurisée. L’article du jour sur le Progrès de Lyon l’explique bien. Ainsi que la photo de ma fille juste avant qu’elle se fasse percuter accompagne également bien l’article… est-ce que cela va enfin faire avancer les choses dans mon instruction ??? En tout cas là, c’est percutant, en arriver là, je suis très en colère par ce système… vais-je avoir un peu la paix ? Et ma question est cet article va-t-il enfin faire aussi éventuellement peur aux personnes responsables indirectement de l’accident de ma fille ?

 Moi, en tout cas, je ne lâcherai pas. Cette détermination est encrée en moi, on m’a volé ma fille, on lui a volé sa vie, c’est évident que j’irais jusqu’au bout. Je suis un véritable samouraï. C’est hallucinant de devoir faire la une du Progrès autant de fois pour dénoncer ce manque d’humanité et de sérieux de la justice… Bon voilà chose faite, reste encore à attendre les retombées, s’il y a bien sûr; je reste toujours très prudente. Ce jour, mon avocat a été contacté dans la matinée du 16 janvier 2022, par des journalistes de FR3 et de BFMTV. J’ai dû aller au cabinet de mon avocat le jour des trois ans de la mort de ma fille pour deux interviews. Bon, ce n’est pas facile à faire à chaque fois, mais j’y suis arrivée et c’est là l’essentiel. Pour Johanna, je l’ai bien dit et écrit, je ferai tout ce qui est possible, j’userai toutes mes cartouches d’énergie pour cela, oui, pour que justice lui soit rendue et que j’obtienne des réponses et de la reconnaissance. Ce jour-là, on ne m’a pas laissé avec mon « deuil », ma souffrance, ma fille... j'ai dû aller faire la « guerre » pour que je sois comprise et surtout entendue. Quelle justice… qui n’est pas avec nous les victimes, je l’ai bien vu pour des autres affaires qu'Internet nous donne la possibilité de voir. C’est toujours cela qui en émane, que de la souffrance supplémentaire pour nous les victimes… Il n'y a pas un problème, là ? Nous ne sommes pas considérées en tant que tel.

Commentaires: 2
  • #2

    Sandy (samedi, 28 octobre 2023 14:23)

    Merci Gabrielle, oui, c'est mon but, oui, de laisser des écrits qui en réveilleront certains et certaines. Car je le réécris encore une fois, bien malheureusement les drames n'arrivent pas qu'aux autres. Ce jour me le prouve encore, je viens d'apprendre une mort d'une dame qui travaille dans mon quartier, encore un accident de la route. Elle ne connaitra pas la retraite, elle en était je pense pas très loin.

  • #1

    Gabrielle (mardi, 10 octobre 2023 15:48)

    Bonjour Sandrine, j'aime votre façon d'écrire, vous restez vous-même et cela se lit dans vos écrits. Bravo pour ce que vous allez laisser, des écrits qui j'en suis sûre vont en réveiller plus d'un.
    Prenez soin de vous.